Un monde digital

Posted by Christophe Quester on 26 avril 2009 under [ Finance ] |

Un monde digital

La première utilisation d’un téléphone, en 1881, lors de l’exposition universelle, fût pour écouter de l’opéra. Aujourd’hui aussi on écoute de la musique avec son téléphone, mais on peut également prendre des photos, payer son ticket de bus, consulter les cours de bourse ou même  … dialoguer avec un correspondant.

Tout cela est possible grâce aux technologies de l’information, les fameuses TIC. Comme dans le téléphone, elles se sont insinuées à tous les niveaux : économique, social, culturel, dans l’éducation, la santé, l’environnement, la politique. Elles conditionnent nos façons de travailler, de consommer, de nous cultiver. Elles ont révolutionné des secteurs économiques entiers, comme l’industrie musicale. La montée en puissance d’Apple, avec ses iPod et son kiosque numérique en sont l’illustration parfaite.

Quel que soit le secteur économique considéré, les TIC sont un élément incontournable de compétitivité. L’Inde en a fait un des piliers de sa croissance. Elles sont également devenues un élément de clivage avec cette fameuse “génération Y” qui détient des compétences que peinent à acquérir une majorité d’adulte. Elles sont aussi un casse tête pour les politiques qui ont à leur disposition des outils très efficaces pour améliorer l’action publique, en témoigne le succès croissant des déclarations d’impôts en ligne. Ces derniers peinent cependant à mettre en place un dispositif de pilotage à la hauteur des enjeux, avec une gabegie de plusieurs dizaines de millions d’euros pour le nouveau système comptable de l’Etat Français.  Que dire des craintes inspirées par ces nouvelles technologies , illustrées par feu le système de fichage Edvige, les débats houleux pour la loi « Création et Internet » et le filtrage d’Internet ?

Mais le domaine où les conséquences de l’utilisation de ces TIC ont été les plus radicales est sans conteste la finance. La dématérialisation induite a  facilité la circulation des capitaux et la simulation de modèles de gestion de plus en plus plus sophistiqués. Si elles ont une part de responsabilité importante dans la crise actuelle, ces nouvelles technologies présentent également des côtés bénéfiques. Ainsi, au Mozambique, aux Philippines ou en Tanzanie, des millions de personnes bénéficient de services bancaires grâce à leur téléphone portable. Sur des sites communautaires peer to peer, (cette technologie d’échange qui fait débat) des particuliers proposent une alternative aux banques en offrant du micro crédit aux exclus du système bancaire pour financer des projets de développements. Par ailleurs,  la nécessaire régulation financière passera inévitablement par la mise en place d’outils informatiques pour détecter et contrôler les abus.
Ces TIC doivent cependant demeurer des outils aux services des usages. La connaissance des TIC et de la finance donne les clés de la compréhension de la marche du monde .
Christophe Quester

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