Les questions soulevées par les négociations entre Google et la BNF sur la numérisation des fonds de la bibliothèque vont au-delà du débat entre « souverainistes » » et « libertariens » En jeu : les modalités du dialogue - ardu - entre puissance publique et entreprise privée. Pris dans le débat, le citoyen internaute ne sait plus à quel saint se vouer.
À constater les remous provoqués par l’éventualité de la numérisation des ouvrages de la Bibliothèque nationale de France par Google1, on prend conscience du caractère ultra sensible de la question.
Notre amour-propre souffrirait-il de voir confier à une entreprise privée la tâche, si anodine en apparence, de numérisation du fonds de notre principale bibliothèque ? Serait-il sacrilège de confier des ouvrages aussi nobles que chenus aux mains de geeks californiens tout juste trentenaires ? La numérisation par Google des ouvrages de la BNF est présentée par ses détracteurs comme la phase finale de l’appropriation par les Américains de la culture du pays de Voltaire2.
Ce n’est pourtant pas en exagérant la capacité de nuisance du géant américain que l’on économisera une réflexion nécessaire sur la frontière délimitant mission de l’État et prérogatives supposées du privé.
L’accès au livre, et plus généralement à la connaissance, est un très vaste débat. Google y joue un rôle immense, bien au-delà de la seule question de la numérisation des livres. Bien avant que le débat soit posé en ces termes, François Mitterrand, dans son discours du 14 juillet 1988, définissait ainsi la mission de la future bibliothèque : « Une bibliothèque qui puisse prendre en compte toutes les données du savoir dans toutes les disciplines, et surtout, qui puisse communiquer ce savoir à l’ensemble de ceux qui cherchent, étudient, ont besoin d’apprendre; toutes les universités, les lycées, tous les chercheurs qui doivent trouver un appareil modernisé, informatisé et avoir immédiatement le renseignement qu’ils cherchent3».
Jusqu’à ce jour, cette dimension immatérielle de la BNF est restée lettre morte.
Vingt ans plus tard, la BNF a numérisé un peu plus de 56 000 documents, dont un dixième en mode texte4. Microscopique échantillon des quelques 14 millions d’ouvrages détenus par la bibliothèque ! L’accès aux fonds spécialisés requiert, comme en son temps à la bibliothèque Richelieu, de montrer patte blanche, détenir le statut de chercheur ou justifier d’un motif professionnel. Si bien que le savoir semble incarcéré entre ces quatre tours dans l’architecture desquelles certains -naïvement- avaient cru deviner des livres ouverts à tous.
Google Livres exauce le vœu de François Mitterrand
Ironie de l’histoire.
Google a déjà numérisé l'équivalent de la moitié des livres conservés dans les tours de la BNF.
Avec sept millions de livres numérisés, Google a paradoxalement réalisé le souhait de François Mitterrand.
Au delà, ce qui devrait nous attrister, c’est le fait que l’État ne soit pas en mesure de porter, seul, un projet séculaire dont les grandes lignes furent en effet tracées par les philosophes du Siècle des Lumières et précisées plus tard par les penseurs de la IIIe République que furent Jules Ferry ou Élysée Reclus (dont la géographie universelle était en libre accès dans toutes les écoles).
Si l’on doit se résoudre à faire son deuil de cette obligation de l’État, un peu de discernement devrait permettre d’espérer que ce même État accorde aux acteurs privés une place finalement légitime sur le sujet.
Ce qui est en question aujourd’hui n’est pas tant l’appétit de Google que la capacité de l’État à distribuer les rôles, limiter les excès et favoriser une saine concurrence. Car de son côté, l’entreprise créée il y a tout juste dix ans par Larry Page et Sergei Brin, est bien consciente des enjeux sociaux liés aux nouvelles technologies. Ainsi, afin de stimuler l’innovation interne, Google propose à tous ses salariés de consacrer une journée par semaine au projet de leur choix : quelle meilleure façon de les considérer comme des individus responsables5 ? Autre exemple : au début de l’année, dans l’incapacité de sonder les réactions du public au lancement de son nouveau service de géolocalisation — Google Latitude — les blogs de l’entreprise se sont chargés d’expliquer les modes d’usage, suscitant discussions, débats et sensibilisation dans la blogosphère.
Qui protégera le citoyen internaute, l’État ou l’entreprise ?
Google néanmoins, reste une entreprise privée dont le rôle premier n’est pas la défense de l’intérêt public. L’entreprise n’a aucune légitimité à prétendre promouvoir les mêmes idées que Jean-Jacques Rousseau ou François Mitterrand. Et ceux que la domination de Google rend suspicieux ont raison sur au moins un point : personne ne connaît les véritables intentions de Larry Page et de Sergei Brin. Par ailleurs, les territoires investis par Google sont libres de toute entrave politique : Google Maps, Google Street View, Google Earth couvrent la planète, et franchissent allègrement les frontières, sans craindre ni douanes, ni armées.
L’ampleur de cette confrontation est inédite. Quand, au début du siècle - le 21e - le entreprises traditionnelles et les entreprises du net se concurrençaient, seuls les modèles économiques étaient en question. Avec Wikipedia, Facebook ou Google, ce sont les modèles politiques qui sont interpelés. En modifiant les modes d’accès à la connaissance comme à celle de l’intimité d’autrui, les entreprises du Net questionnent les États au coeur de leur raison d’être. Qui sera garant de la conservation de l’état-civil demain, l’Etat français lui-même cède ses archives au plus offrant6 ?
Le dialogue entre les deux parties va devoir se construire autour d’une « lisibilité » pour le citoyen-internaute-consommateur. Ce dernier ne distingue plus parfaitement de qui il est en droit d’attendre protection et secours. Comparées à certaines lois en préparation, les conditions générales de Google peuvent parfois paraitre plus respectueuses d’une certaine forme de respect de son libre arbitre…
David Prud’homme
La lecture des titres présentés par la requête “Google bnf” dans Google News suffit à illustrer le propos. [↩]
Pour se rassurer sur le fond du problème, on lira la tribune de Patrick Bazin dans Le Monde du 11/9/2009 expliquant les termes du contrat qu’il a convenu avec Google en tant que directeur de la Bibliothèque municipale de Lyon. [↩]
C’est le chiffre présenté au début de l’année dans ce document interne à la BNF fixant les objectifs du prochain plan de numérisation national. [↩]
Voir sur tous ces points l’excellent documentaire diffusé sur Arte en avril 2007 et intitulé « Faut-il avoir peur de Google ? » écrit par Stéphane Osmont et réalisé par Sylvain Bergères, disponible librement sur Google ici. [↩]
Voir l’enquête de Delphine Chayet dans le Le Figaro daté du 22/10/2208 sur la numérisation par des acteurs privés des archives de l’état-civil [↩]
Après des webdocumentaires d’archives, France 24 veut s’orienter sur des sujets d’actualité.
Des photos de Bella et Streka, les premiers chiens à avoir réussi 18 orbites autour de la terre, le son de Radio Moscou dialoguant avec le premier homme voyageant dans l’espace Youri Gagarine, la vidéo du compte à rebours d’Apollo en route vers la lune avec le souffle des moteurs au décollage, une notule avec les bios des astronautes et les caractéristiques techniques de la fusée… Voici le cocktail composant un « webdocu », un documentaire sur le web, en l’occurrence « A la conquête de la lune », réalisé et diffusé par la chaîne d’information France 24 et en ligne depuis l’été dernier.
Une écriture réellement multimédia
Cette nouvelle forme d’écriture journalistique justifie pleinement son nom de multimédia. « On travaille un sujet différemment que pour un reportage, explique Karine Broyer, rédactrice en chef du web de France 24. La construction n’est pas seulement linéaire entre un point « A » et un point « B » mais elle comporte des entrées multiples, texte, audio, vidéo ».
Le corps incarcéré par LEMONDE.FR
La structure d’un webdocu peut être chronologique comme les différentes étapes vers la conquête de la Lune ou thématique comme dans Le corps incarcéré, réalisé par le Monde.fr et primé en juin dernier grand prix du webdocumentaire, Visa pour l’image France 24 / RFI. Dans ce webdocumentaire, d’anciens détenus livrent leurs témoignages audio, dans toute leur authenticité, leur crudité, leur brutalité. Le thème du corps sert de fil rouge, dans une ambiance lourde, rythmée par les bruitages. Concrètement, le menu du webdocu s’étire sur un axe horizontal avec une arborescence de sous-rubriques et d’images. On peut le laisser se dérouler de façon linéaire durant 14 minutes. Mais on peut aussi bien commencer par la fin ou le milieu, comme on feuillette un livre et choisir l’undes thèmes : la dépossession, la solitude, la maladie, la réappropriation ou la libération. Des interviews de sociologues apportent un point de vue sous un autre angle que celui des témoignages.
Des webdocus d’actu
En France, le Monde et France 24 sont en pointe dans ce nouveau type d’écriture journalistique.Après s’être fait la main sur la Lune, France 24, dans le cadre de sa nouvelle formule lancée mi-octobre, compte réaliser des webdocumentaires non pas d’archives mais d’actualité chaude. Ce qui suppose une réactivité immédiate. Un webdocumentaire rassemble une équipe polyvalente : un journaliste reporter d’image (JRI), un journaliste web, un graphiste flash et un directeur artistique. Le projet pilote A la conquête de la lune avait demandé 15 jours homme pour ses deux versions, en français et en anglais. Les documentaires d’actu devraient demander entre 4 heures et 48 heures de production.
A peine deux ans après avoir investi 40 millions de Livres, la Bourse de Londres doit changer sa plateforme de trading. L’enjeu pour le LSE : mettre en place une plateforme plus performante que celles des places concurrentes sous peine de perdre son leadership.
Les cordons de la bourse
Le 15 septembre dernier, Xavier Rolet, le nouveau directeur général de la Bourse de Londres, confirmait le rachat, pour 18 millions de livres, de l’éditeur Sri Lankais MilleniumIT, spécialisé dans les plates-formes logicielles boursières. Basée sur une technologie Linux, MilleniumIT deviendra, d’ici la fin 2010, la nouvelle plate-forme transactionnelle du LSE. Et Xavier Rolet ne cache pas son ambition de doter son organisation d’une technologie plus efficace pour faire face aux nouveaux défis du « trading haute fréquence ».
Quand les robots tiennent le marché
Synonyme de gros volumes de transactions quotidiens, le « trading haute fréquence » est pratiqué par des acteurs du secteur financier disposant d’importantes ressources, financières et informatiques, capables de se doter d’outils très puissants, des robots de trading. Là où un humain traite un ordre, un robot peut en traiter 100 fois plus. Répondre aux besoins des acteurs pratiquants le trading haute fréquence est d’une importance stratégique pour les opérateurs boursiers. Leur modèle économique est basé sur une rémunération pour chaque ordre traité. Plus les volumes sont importants et plus leur chiffre d’affaires augmente. Mais les traders « haute fréquence » sont exigeants et leur préoccupation essentielle est la rapidité d’affichage des prix et de traitement d’un ordre.
Un tiers des transactions du Footsie traité par la concurrence
L’entrée en vigueur de la directive MIF (Marché des Instruments Financiers) en novembre 2007 a entrainé l’apparition d’opérateurs boursiers alternatifs, disposant de plates-formes technologiques récentes et très performantes. Avec des politiques tarifaires très agressives, ils ont conquis des parts de marché plus que significative. Ainsi, Chi-X, filiale du courtier japonais Nomura, Turquoise, détenue par un pool de grandes banques dont BNP Paribas, Morgan Stanley ou Goldman Sachs, et Bats trading représentent désormais plus de 30% des transactions sur l’indice Footsie. Une véritable hémorragie pour le LSE qui se doit de réagir. Une première réponse a été la mise en place d’une nouvelle grille tarifaire depuis le 1er septembre.
Une gifle pour Microsoft
La seconde réponse tient dans le rachat de MilleniumIT, dont la technologie est basée sur un noyau Linux. Un véritable camouflet pour Microsoft qui avait fourni les différentes briques technologiques de Tradelect, la plate-forme de trading du LSE, mise en service en juillet 2007, pour un coût total estimé de 40 millions de Livres. Deux ans d’existence pour un tel système est une aberration d’un point de vue économique. Et pourtant, Tradelect a du faire face à deux pannes majeures, dont une, le 8 septembre 2008, ayant empêché toute cotation pendant sept heures, un comble pour une Bourse ! Au-delà de ces défaillances fonctionnelles, Tradelect n’a jamais pu souffrir la comparaison en termes de performances pures par rapport à d’autres systèmes, basés sur un système d’exploitation Linux et équipant des concurrent du LSE comme Nyse Euronext ou encore Chi-X.
IBM gagne Deutsche Borse
La compétition technologique va désormais s’intensifier. D’autres opérateurs boursiers ont également annoncé des investissements pour gagner en rapidité. Ainsi, fin août, Deutsche Borse sélectionnait WebSphere MQ Low Latency Messaging, la messagerie très hautes performances d’IBM, composante clé d’un système de cotation boursier, en charge de router les ordres avec des fréquences de traitement de plusieurs millions de messages à la seconde. Chi-X, dont le système est jugé très performant, vient lui aussi d’annoncer la signature avec IBM d’un contrat portant sur sa messagerie très hautes performances. C’est bien la technologie qui tient désormais les cordons de la Bourse.
Le véritable objectif d'un blog est de faire se rencontrer deux personnes : celle qui a une question et celle qui a la réponse.
Il n’y a pas de recette simple pour trouver ses mots-clefs. Procéder à une analyse de son discours en utilisant un logiciel de comptage de mots ne suffit pas. Les réponses que vous apporterez à quatre questions vous permettent d’établir une cartographie de vos mots-clefs. Cette carte constitue une véritable plateforme rédactionnelle, point de départ à votre présence sur Internet.
Quatre étapes principales :
Quel est mon message essentiel ?
Quelle est mon histoire, celle qui justifie ma présence sur Internet ?
Quelles sont les questions auxquelles je peux répondre sans hésitation ?
A quel genre de problèmes je peux répondre sans faillir ?
Comment bien utiliser ses mots-clefs ?
A partir de votre cartographie de mots-clefs, vous pouvez écrire, qualifier vos articles et donner une identité à votre site. Il est déterminant pour votre lectorat de retrouver dans le texte que vous publiez les mots qui l’ont amené jusqu’à vous. C’est une variante de ce que l’on appelle dans la presse, la « promesse lecteur » ou contrat de lecture qu’un titre passe avec son lectorat. L’internaute qui surfe n’a guère le temps de vérifier que le contenu d’un site est bien conforme à sa requête. Si ce n’est pas évident dans les premières secondes, il passera son chemin.
Les mots-clefs sont aussi la matière première des tags et des titres. Deux zones de textes que les moteurs de recherche sur-pondèrent. Trop de tags minimisent le poids de chacun, il faut privilégier un choix restreint pour laisser la plus juste place aux tags spécifiques au texte. De même un titre doit comporter au moins un mot-clef issu de la cartographie.
Les moteurs de recherche qui crawlent (scannent) l’ensemble de votre site en extrairont la quintessence et le référenceront de telle sorte à ce que vos mots-clefs lui servent de carte d’identité numérique. Les liens internes du site (que l’on prendra soin d’intégrer en citant intégralement le titre) viendront conforter la cohésion entre ces mots-clefs.
Quels bénéfices peut-on en retirer ?
Le véritable objectif d’un blog est de faire se rencontrer deux personnes : celle qui a une question et celle qui a la réponse. Une cartographie de mots-clefs bien conçue est la meilleure façon d’optimiser la surface de contact entre les deux. Rechercher la plus grande audience possible n’est pas une stratégie durable. Les blogs cités ci-dessus ont une audience importante et régulière depuis cinq ans, une audience faite de fidèles qui deviennent des contributeurs réguliers et qui apportent leurs idées et une audience occasionnelle qui peut être transformée en clients.
Frédéric Cavazza a fidélisé 50 000 internautes qui suivent ses analyses sur l'évolution des interfaces richcommerce. Ses 6 blogs couvrent toute l'actu marketing et eCommerce et drainent les clients vers ses offres de conseil.
Avec les exemples de Frédéric Cavazza et Loïc Le Meur, découvrons maintenant comment on devient la référence dans son domaine.
Avec la requête « ecommerce » (60 000 requêtes/mois sur Google domaine France), le site de Frédéric Cavazza, expert en interfaces pour les boutiques de commerce en ligne, n’apparaît pas avant la 25e page dans Google. Mais avec la requête « richcommerce » (110 requêtes/mois sur Google Global), son blog arrive en tête car sa spécialisation, ce sont justement les interfaces de type richmedia employées pour les boutiques en ligne.
Frédéric Cavazza s’est approprié le mot « richcommerce », il fait partie de son ADN de blogueur et de consultant, il est devenu « le » spécialiste du richcommerce en France. L’identité numérique de Frédéric Cavazza est désormais indissociable des mots-clefs richcommerce, richmedia, interfaces riches, etc. Son territoire sur Internet couvre tous ces termes. Son message est : « utilisez le richcommerce pour améliorer l’expérience d’achat de vos clients ». Les articles de son blog sont écrits exclusivement à propos de cette thématique.
Remplir une salle de 1 000 places sans pub
Loïc Le Meur a été choisi comme l’une des 25 personnes les plus influentes du web par le magazine Business Week
Autre exemple avec cet enfant du Web, Loïc Lemeur , HEC, créateur de l’agence Web B2L, de RapidSite, puis du CMS mobile Tekora, dirigeant de la plateforme de blog SixApart pour l’Europe avant de créer Seesmic en 2007, une application sociale qui intègre la vidéo. Surnommé « the communicator » par le magazine BusinessWeek, Loïc Lemeur a fait de son prénom une marque, un mot-clef connu dans toute la blogosphère.
La notoriété de Loïc Le Meur est telle que pour le lancement de son salon Leweb3, il a pu vendre à 1 000 blogueurs et entrepreneurs du monde entier une inscription à 400 € sans dépenser le moindre sous en publicité. Quand un journaliste lui demande où on peut le trouver sur Internet, il répond tout simplement : « tapez Loïc dans Google »!
Cet article, premier d’une série consacrée aux mots-clefs et à l’existence sur Internet, explique comment l’identité numérique se construit à partir de l’expertise et du message essentiel de chacun.
Pas d’existence possible sans présence sur Internet, pas de présence sur internet sans contenu intéressant, pas d’audience sans mots clefs. Si vous avez créé votre blog contre l’élevage des poulets en batterie, si vous l’alimentez régulièrement avec des informations pertinentes, vous n’aurez entrepris qu’une partie du chemin. Il vous restera à définir les mots clefs, le code génétique, l’identité numérique des auteurs sur l’internet.
L’enjeu est de taille : sur les 150 millions existant, 1% du total sont dits “actifs”, mis à jour et visités régulièrement. Et ceux qui sont actifs ont un secret : les mots clefs. Ce sont eux qui permettent d’être visibles dans les moteurs de recherche.
L’enjeu est de taille lorsqu’on souhaite communiquer son expertise et ses opinions auprès de mille lecteurs réguliers.
Territoire d’expression, message essentiel, légitimité
Les mots-clefs sont le ciment de l’existence numérique. Ils sont d’abord l’expression de votre territoire d’expression. Ils délimitent l’espace que vous occupez sur la toile. Pour vous trouver, il suffit de connaître vos mots-clefs et Google vous retrouvera.
Les mots-clefs sont également les éléments constitutifs de votre message. Votre discours est construit autour de ce message. Le message est votre étendard, votre raison d’être, les mots-clefs le portent au vent du Web.
Enfin, les mots-clefs sont la colonne vertébrale de votre légitimité. Ils disent : « je suis un expert sur ces mots-clefs ». La légitimité vient de ce que les moteurs analysent la congruence entre les titres, les tags et les textes, si tous ces éléments convergent et que les lecteurs vous associent aux mots-clefs que vous revendiquez alors, pas de doute possible, vous êtes l’expert !
Avant d’identifier quels sont les mots-clefs qui constituent votre ADN numérique, il faut prendre en considération la règle suivante. Les mots-clefs, comme les mots du langage courant, suivent peu ou prou la règle du 80/20. Le dictionnaire TLF (le Trésor de la Langue Française) recense 100 000 mots, mais les enquêtes montrent qu’un locuteur francophone en emploie entre 1 000 et 3 000 pour son quotidien et qu’il en connaît environ 20 000. . Ainsi, les mots-clefs sur Internet sont plus ou moins populaire. Le mot « voiture » (y compris « voitures ») est entré 175 millions de fois chaque mois en France, mais le mot « carrosserie » seulement 650 000 fois. Or, plus un mot est populaire, plus il est utilisé comme mot-clef pour définir les sites. Le carrossier est moins recherché mais plus facile à trouver, à l’inverse le concessionnaire qui vend des voitures est beaucoup plus recherché et vous aurez beaucoup plus de difficulté à trouver celui dont vous avez besoin.
La Finance et la High-Tech sont deux flux qui irriguent toute l’économie, ils sont le pivot de tous les enjeux. L’économie est devenue financière en raison de la montée en puissance de l’informatique.
Près de 700 trillions (mille milliards) de dollars -683 trillions exactement- c’est, selon la Banque des Règlements Internationaux (BRI), la banque centrale des banques centrales, les montants échangés en 2008 sur le marché des produits dérivés. En comparaison, l’OMC évalue, pour la même année, à 19,5 trillions de dollars, les échanges de biens et services, soit 30 fois moins. Quotidiennement, toujours selon la BRI, 3475 milliards de dollars s’échangent sur le marché des changes, à plus de 85% par voie électronique selon une étude récente de la bourse des dérivés de Chicago. Preuve en est que l’économie est désormais avant tout financière. Mais cette financiarisation est la conséquence de la montée en puissance de l’informatique. Désormais, les bourses mondiales ne rivalisent plus seulement sur leurs couvertures en action ou leurs tarifs, mais également sur leurs performances technologiques, et, en premier lieu, leur rapidité d’exécution. Et c’est au millième de seconde que cela se joue, voire à la micro seconde. Car la majorité des ordres, quels que soient les marchés (actions, changes, dérivés…), ne sont plus émis par des humains, mais par des robots sans état d’âme disposant d’une puissance de calcul colossale. Un exemple: la chaire de mathématique financière de l’Ecole centrale disposerait d’une architecture informatique d’une puissance informatique équivalente à 70% de celle de Météo France !!!
Ce qui est valable pour les acteurs de la finance l’est également pour les particuliers. Il y a encore une dizaine d’années, certains clients de la Caisse d’Epargne, après le nouvel an, venaient toucher littéralement - palper les billets - les intérêts de leurs livret A. Ils retiraient l’équivalent en argent liquide pour le redéposer immédiatement. Désormais, pratiquement tout le monde ne se soucie que de son relevé bancaire, édité par un ordinateur. L’argent est dématérialisé, complètement numérique. Il s’échange avec une carte bleue, ou un téléphone mobile. Le clavier a remplacé le porte-monnaie.
La première utilisation d’un téléphone, en 1881, lors de l’exposition universelle, fût pour écouter de l’opéra. Aujourd’hui aussi on écoute de la musique avec son téléphone, mais on peut également prendre des photos, payer son ticket de bus, consulter les cours de bourse ou même … dialoguer avec un correspondant.
Tout cela est possible grâce aux technologies de l’information, les fameuses TIC. Comme dans le téléphone, elles se sont insinuées à tous les niveaux : économique, social, culturel, dans l’éducation, la santé, l’environnement, la politique. Elles conditionnent nos façons de travailler, de consommer, de nous cultiver. Elles ont révolutionné des secteurs économiques entiers, comme l’industrie musicale. La montée en puissance d’Apple, avec ses iPod et son kiosque numérique en sont l’illustration parfaite.
Quel que soit le secteur économique considéré, les TIC sont un élément incontournable de compétitivité. L’Inde en a fait un des piliers de sa croissance. Elles sont également devenues un élément de clivage avec cette fameuse “génération Y” qui détient des compétences que peinent à acquérir une majorité d’adulte. Elles sont aussi un casse tête pour les politiques qui ont à leur disposition des outils très efficaces pour améliorer l’action publique, en témoigne le succès croissant des déclarations d’impôts en ligne. Ces derniers peinent cependant à mettre en place un dispositif de pilotage à la hauteur des enjeux, avec une gabegie de plusieurs dizaines de millions d’euros pour le nouveau système comptable de l’Etat Français. Que dire des craintes inspirées par ces nouvelles technologies , illustrées par feu le système de fichage Edvige, les débats houleux pour la loi « Création et Internet » et le filtrage d’Internet ?
Mais le domaine où les conséquences de l’utilisation de ces TIC ont été les plus radicales est sans conteste la finance. La dématérialisation induite a facilité la circulation des capitaux et la simulation de modèles de gestion de plus en plus plus sophistiqués. Si elles ont une part de responsabilité importante dans la crise actuelle, ces nouvelles technologies présentent également des côtés bénéfiques. Ainsi, au Mozambique, aux Philippines ou en Tanzanie, des millions de personnes bénéficient de services bancaires grâce à leur téléphone portable. Sur des sites communautaires peer to peer, (cette technologie d’échange qui fait débat) des particuliers proposent une alternative aux banques en offrant du micro crédit aux exclus du système bancaire pour financer des projets de développements. Par ailleurs, la nécessaire régulation financière passera inévitablement par la mise en place d’outils informatiques pour détecter et contrôler les abus.
Ces TIC doivent cependant demeurer des outils aux services des usages. La connaissance des TIC et de la finance donne les clés de la compréhension de la marche du monde . Christophe Quester
Sur Internet, tous les discours se valent, comment se distinguer ? Cassiopress accompagne les publications de presse et les entreprises dans la production de contenus dans les domaines de la finance et des technologies; ce sont les deux piliers de l’économie comme l’illustrent ces articles suivants.
Cassiopress a un métier : la production d’information à forte valeur ajoutée, répartie en deux pôles d’activités :
L’agence de presse et d’information pour des titres de la presse économique et spécialisée tels que L’Agefiet La Tribune.
L’activité de conseil en stratégie éditoriale pour les entreprises.
Notre engagement : Permettre à nos clients de publier du contenu intéressant, pertinent et percutant, à destination de tous les publics qu’ils souhaitent atteindre.
Avec l’internet, le contenu se banalise. Tout le monde copie tout le monde. Pour faire entendre sa voix et marquer son identité, tout acteur qui compte, doit apporter une information factuelle, utile et précise qui capte l’attention des publics qu’il souhaite atteindre. Le marketing a lissé les discours, normalisé les publications, banalisé le message des entreprises. Les cabinets de conseil conseillent, les acteurs de la distribution distribuent leurs produits, les sociétés de services rendent service. Et, bien évidemment, toutes sont “à l’écoute de leurs clients” qui, bien sûr sont “au centre de leurs préoccupations”.
Mais chaque entreprise possède en propre une culture, des références, une histoire. Au même titre que leurs marques ou leurs actifs immatériels, cette identité doit être racontée, mise en scène et, surtout, prouvée pour rassurer les actionnaires, convaincre les clients ou intéresser les médias.
De la même façon que l’on évoque le nomadisme à propos de tous ces travailleurs équipés d’un ordinateur portable ou d’un téléphone mobile «smartphone », on va parler désormais de l’ubiquité, ou même de la “mobiquité” .
Monstres et Alliens, la dernière animation de Dreamworks a été conçue à distance
L’entreprise entre quatre murs, « l’usine » ou « le bureau », est en passe de disparaître. La production, de biens ou de services, n’est plus localisée en un seul endroit. L’entreprise travaille avec des filiales ou des sous-traitants ou des « free lance » aux quatre coins de la France, de l’Europe ou de la planète. Offshore, nearshore, entreprise étendue, télétravail… Autant de concepts ancrés maintenat dans la réalité, traduisant ainsi l’atomisation de la production.
Cette révolution est le corollaire de la mondialisation et de la diffusion à tous les niveaux de l’économie des technologies de l’information.
La production est passée au “tout digital”
Récemment encore, on dématérialisait des biens physiques existants pour en faciliter le commerce, l’évaluation ou la circulation. Désormais tout ce qui doit être produit physiquement, est, au préalable, créé numériquement. Et les compétences nécessaires pour mettre au point un produit ou un service se sont démultipliées. Nous sommes entrés - sans nous en rendre vraiment compte - dans une ère où il faut non pas être partout physiquement, mais joignable en permanence et capables de partager toutes les informations, nombreuses, nécessaires; travailler de plus en plus ensemble mais à distance, prendre des décisions rapidement et mener à bien des projets toujours plus complexes. Dans de grands établissements financiers américains, il est possible de joindre un expert, où qu’il se trouve (via son mobile, par texto s’il est en réunion ou par messagerie instantanée…) pour décider rapidement quand le système détecte un risque anormalement élevé. Autre exemple, les créateurs de “Monstres et Aliens”, la dernière production des studios Dreamworks ont collaboré, à plusieurs milliers de kilomètres, en temps réel sur des images de synthèse de très haute définition
La technologie facilite cette collaboration ubiquitaire à trois niveaux :
Premier niveau : le mail et le partage du document (travailler ensemble sur le même document en même temps et à distance).
Deuxième niveau : le webconferencing, le travail à distance avec des outils de présentation, de conception et de simulation à distance.
Troisième niveau : la téléconférence dans toutes ses déclinaisons pour se réunir malgré les kilomètres.
La technologie progresse plus vite que les usages. Et des générations vont plus vite que d’autres ! Comme l’a démontré l’introduction de la messagerie instantanée dans les grandes entreprises, bien après que les ados l’aient adopté.